Signer en exclusivité, ça sonne comme une preuve de confiance. En réalité, c'est la clause qui décide de ce que tu as encore le droit de créer, avec qui, sous quel nom, et pour combien de temps. Voici ce qu'elle couvre, ce qu'elle interdit, et les exceptions à négocier avant de signer.
La clause d'exclusivité t'engage à ne créer, enregistrer ou céder tes œuvres que pour l'autre partie pendant la durée du contrat. Elle ne dit pas seulement ce que le label ou l'éditeur obtient : elle dit surtout ce que toi, tu n'as plus le droit de faire ailleurs. C'est une clause de périmètre, et le périmètre est souvent bien plus large qu'on ne le croit.
Tu n'enregistres que pour ce label. Tout enregistrement pour un tiers demande son accord.
Le pacte de préférence capte tes œuvres futures : ce que tu composes revient d'abord à l'éditeur.
L'exclusivité s'étend au live, au merchandising, à l'image et aux partenariats.
Selon la rédaction de la clause, une exclusivité d'enregistrement classique peut t'interdire, pendant toute la durée du contrat :
Une exclusivité courte et étroite est un engagement normal. Une exclusivité longue et large est une mise sous tutelle. Le problème, c'est que la durée affichée n'est presque jamais la durée réelle : les contrats courent par albums ou par périodes, avec des options que seul le label peut lever. Trois albums avec options, c'est souvent six à dix ans de ta carrière.
Croise toujours les deux dimensions : qu'est-ce qui est couvert (enregistrement seul ? création ? image ? live ?) et jusqu'à quand (durée ferme, options, re-recording). C'est ce croisement qui dit ce que tu signes vraiment.
LAWDIO te traduit ton contrat en clair : le périmètre exact de l'exclusivité, la durée réelle options comprises, les exceptions présentes ou absentes. Tu sais ce que tu as encore le droit de créer, avant de signer.
Analyser mon contrat →