L'édition (publishing) ne porte pas sur ton enregistrement, mais sur ton oeuvre : la mélodie et les paroles. Tu confies leur exploitation à un éditeur, contre une part de tes droits d'auteur. Voici ce que ça veut dire vraiment.
Un contrat d'édition musicale porte sur l'oeuvre, c'est-à-dire la composition : la mélodie et les paroles, pas l'enregistrement. Tu confies à un éditeur la gestion, l'exploitation et la promotion de tes oeuvres (placements, synchronisations, sous-édition à l'étranger, perception des droits), en échange d'une part de tes droits d'auteur et souvent d'une avance.
Une même chanson porte deux droits distincts, qui se signent et se rémunèrent séparément. Les confondre coûte cher.
L'enregistrement précis du titre. Géré par le label ou le producteur.
La composition, l'oeuvre (mélodie + paroles). Gérée par l'éditeur.
⚠ Tu peux signer en édition sans céder tes masters, et inversement. Avant de signer, identifie quel droit le contrat concerne réellement.
En France, la répartition des droits d'auteur passe par la SACEM. En pratique, l'éditeur perçoit souvent jusqu'à la moitié de certains droits (reproduction mécanique, synchronisation), en contrepartie de son travail d'exploitation. Les pourcentages exacts varient selon le contrat et le type de droit, et l'éditeur ne se rémunère que sur la part qu'il gère.
La vraie question n'est pas seulement « combien il prend », mais « qu'est-ce qu'il fait pour le mériter ». Une part d'éditeur se justifie par des placements, un réseau, une exploitation active. Sans ça, tu donnes une part de ton oeuvre pour rien.
LAWDIO te traduit ton contrat d'édition en clair : part de l'éditeur, durée, territoire, obligation d'exploitation. Tu négocies informé.
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