Un distributeur met ta musique sur les plateformes. C'est un service que tu loues, pas une signature en label. Le piège, c'est un contrat vendu comme de la distribution mais qui capture tes droits comme un deal de maison de disques. Voici comment faire la différence, et rester libre.
Un contrat de distribution confie à un distributeur la mise à disposition de ta musique sur les plateformes (Spotify, Apple Music, Deezer...) et la collecte des revenus correspondants. C'est un service technique et commercial : il diffuse tes titres et te reverse ce qu'ils génèrent, en gardant un frais ou une commission. En principe, il ne devient pas propriétaire de tes masters et ne signe pas ton projet comme le ferait un label.
C'est la distinction qui protège ton indépendance. Un service se loue et se quitte. Une signature engage tes droits.
Un service : tu gardes tes droits et tes masters, tu paies un frais ou une commission pour être sur les plateformes.
Un investissement : le label finance ton projet contre une part importante des revenus et souvent des droits sur tes enregistrements.
⚠ Le vrai piège : un contrat présenté comme de la distribution mais qui capture des droits comme un deal de label (exclusivité longue, avance recoupable, cession déguisée). Le titre du contrat ne suffit pas, lis ce qu'il fait vraiment.
Plus tu montes en services, plus tu cèdes en pourcentage et en liberté. À toi de savoir où tu mets le curseur.
Frais fixe ou abonnement, tu gardes 100 pour cent de tes droits et de tes revenus, non exclusif. Le modèle le plus indépendant.
Commission de 15 à 30 pour cent contre du marketing, parfois une avance. Tu gardes souvent tes masters, mais tu cèdes du revenu et un peu de liberté.
Exclusivité longue, avance recoupable, droits captés. Ça ressemble à de la distribution, ça fonctionne comme un label. À lire de très près.
Un bon contrat de distribution se juge à la sortie, pas à l'entrée. La question qui compte : le jour où tu veux changer, peux-tu reprendre tes titres et tes revenus sans blocage ?
Trois clauses décident : la durée et le préavis de résiliation, la période post-term (le distributeur peut-il continuer à diffuser et à percevoir après ton départ, et pour combien de temps), et la livraison de tes fichiers et métadonnées à la sortie. Sans ça, ton catalogue peut rester coincé.
LAWDIO te traduit ton contrat en clair : service ou cession de droits, exclusivité, commission et assiette, et surtout si tu peux repartir avec ton catalogue. Tu vois ce qui t'enferme, avant de signer.
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